Ce sont souvent les excès climatiques qui façonnent un millésime, quels étaient-ils en 2011 ?
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lundi 9 janvier 2012
mardi 23 août 2011
Evolution des raisins
Hier soir j'ai goûté pour la première fois des raisins de merlots à côté de la maison et j'ai été surpris par la douceur des tanins et leur absence d'astringence, même à deux ou trois semaines de la récolte.
Cela est du à la trés faible pousse de la vigne pendant l'été qui n'a pas fabriqué de végétal sous forme de rameaux, donc pas de végétal non plus n'a migré vers les baies de raisins. C'est très intéressant car cela nous dévoile déjà une partie des caractéristiques de ce millésime; la dégustation des raisins au jour de leur cueillette est identique à celle du vin que l'on produira avec.
Cette quasi absence d'astringence est accompagnée d'une bonne acidité.
L'intensité aromatique n'est pas trés imporatnte, mais comme la complexité et la minéralité, elles apparaissent à une date plus proche de la récolte.
Donc je parie sur un 2011 avec une tanicité douce.
Cela est du à la trés faible pousse de la vigne pendant l'été qui n'a pas fabriqué de végétal sous forme de rameaux, donc pas de végétal non plus n'a migré vers les baies de raisins. C'est très intéressant car cela nous dévoile déjà une partie des caractéristiques de ce millésime; la dégustation des raisins au jour de leur cueillette est identique à celle du vin que l'on produira avec.
Cette quasi absence d'astringence est accompagnée d'une bonne acidité.
L'intensité aromatique n'est pas trés imporatnte, mais comme la complexité et la minéralité, elles apparaissent à une date plus proche de la récolte.
Donc je parie sur un 2011 avec une tanicité douce.
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Le vignoble,
Les Vins
Evolution de la vigne
Les 20 mm de pluie du 02 août ont fait du bien et à partir du 15 août on a vu la vigne recommencer à pousser tout doucement ce qui est normal à cette saison; ça veut dire que l'eau arrivait aux racines (cela était la même observation sur toute la région). Les raisins ont nettement grossi, sans éclatements, pour trouver un volume normal. Les trés fortes chaleurs (36 et 38°C) des 20 et 21 août dernier n'ont pas causé de brûlures particulières car les baies étaient normalement hydratées.
Aujourd'hui le temps est plus normal dans ses températures avec de l'instabilité.
Aujourd'hui le temps est plus normal dans ses températures avec de l'instabilité.
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Le vignoble
mercredi 20 juillet 2011
La véraison a commencé son coloriage
L’exutoire des eaux de drainage de mes parcelles de vigne est sec depuis quelques semaines maintenant, début juillet pendant mes congés d’été. Je n’ai pas noté en 2010 la date de son assèchement mais en 2009 cela était à mi-août ! Le cycle biologique de la vigne étant lui aussi en avance, la concordance de l’arrêt de mon tuyau souterrain et de la véraison de la vigne a une logique viticole car il est nécessaire que la vigne, à ce moment de l’année, arrête de pousser et se concentre sur la maturation de ses raisins. Pour cela elle doit entrer en stress hydrique.
La particularité de ce millésime est qu’elle a déjà subi un fort stress hydrique accompagné de très fortes chaleurs fin juin, assorties de traces de brûlures sur les raisins. A la mi-véraison nous sommes déjà sur le fil du rasoir en termes d’alimentation en eau.
Heureusement ces derniers jours il pleut sur le Bordelais par vagues irrégulières et successives avec des quantités d’eau très variables d’un endroit à l’autre. Par exemple mon collègue de travail qui habite près de La Réole, le long de la Garonne, et dont la famille possède un vignoble a enregistré pratiquement 30 mm de pluie ces dernières 24 heures alors qu’à Laroze au cœur de Saint-Emilion, je n’en recevais qu’un seul! C’est jaloux comme disent les gens du pays ! L’épisode pluvieux n’est pas encore fini, nous avons eu 20 mm depuis le début de juillet, les températures se sont rafraîchies, la vigne reprend son souffle et cette ambiance humide et venteuse est bénéfique pour le démarrage de la véraison, moment où les raisins passent de la couleur verte à la couleur rouge puis bleu foncé. Nous en sommes à 20% sur les merlots.
Pensons bien que la plante s’alimente aussi en eau par ses feuilles et même si le sol reste encore sec en profondeur l’ambiance humide et les averses suffisent à lui donner ce dont elle a besoin pour l’instant.
Encore une fois tout ceci ne présage en rien de la qualité du millésime et pour ma part je souhaite un mois de juillet bien pourri et encore pluvieux, pas trop chaud, puis une belle fin de saison pour la maturation des raisins et les vendanges. Mais serai-je entendu ?
La particularité de ce millésime est qu’elle a déjà subi un fort stress hydrique accompagné de très fortes chaleurs fin juin, assorties de traces de brûlures sur les raisins. A la mi-véraison nous sommes déjà sur le fil du rasoir en termes d’alimentation en eau.
Heureusement ces derniers jours il pleut sur le Bordelais par vagues irrégulières et successives avec des quantités d’eau très variables d’un endroit à l’autre. Par exemple mon collègue de travail qui habite près de La Réole, le long de la Garonne, et dont la famille possède un vignoble a enregistré pratiquement 30 mm de pluie ces dernières 24 heures alors qu’à Laroze au cœur de Saint-Emilion, je n’en recevais qu’un seul! C’est jaloux comme disent les gens du pays ! L’épisode pluvieux n’est pas encore fini, nous avons eu 20 mm depuis le début de juillet, les températures se sont rafraîchies, la vigne reprend son souffle et cette ambiance humide et venteuse est bénéfique pour le démarrage de la véraison, moment où les raisins passent de la couleur verte à la couleur rouge puis bleu foncé. Nous en sommes à 20% sur les merlots.
Pensons bien que la plante s’alimente aussi en eau par ses feuilles et même si le sol reste encore sec en profondeur l’ambiance humide et les averses suffisent à lui donner ce dont elle a besoin pour l’instant.
Encore une fois tout ceci ne présage en rien de la qualité du millésime et pour ma part je souhaite un mois de juillet bien pourri et encore pluvieux, pas trop chaud, puis une belle fin de saison pour la maturation des raisins et les vendanges. Mais serai-je entendu ?
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mardi 14 juin 2011
Les réserves hydriques
Ce matin le collecteur des eaux de drainage coule avec le débit d’un tuyau de 20 mm, alors que j’avais noté 60 mm l’année dernière à la même date. Nous avions ce débit de 20 mm vers le 25 juillet, ce qui nous donne un bon mois de réserves hydrique utile en moins en 2011 !
La fréquence et l’abondance des pluies de Juillet et août vont être déterminantes pour la suite des évènements. A ce jour la vigne est belle, tout paraît normal bien que très précoce, on note seulement une croissance ralentie et un feuillage d’un vert un peu plus clair que d’habitude.
La fréquence et l’abondance des pluies de Juillet et août vont être déterminantes pour la suite des évènements. A ce jour la vigne est belle, tout paraît normal bien que très précoce, on note seulement une croissance ralentie et un feuillage d’un vert un peu plus clair que d’habitude.
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vendredi 10 juin 2011
Un peu de pluie
Trente mm d’eau sont tombées cette semaine du 05 au 10 juin. C’est un bon arrosage intermédiaire qui donne du répit à la vigne et lui permet de poursuivre son chemin dans de bonnes conditions.
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Le Mildiou
La première contamination de la maladie principale du vignoble bordelais, appelée mildiou n’est apparue que le 07 juin avec les pluies rafraîchissantes qui étaient tant attendues.
Cette maladie est essentiellement liée aux conditions de température et d’humidité. La sécheresse importante de ce début d’année n’a fait que retarder son apparition. Du coup nous avons effectué moins de traitements ce qui est une bonne chose en soi.
Cette maladie est essentiellement liée aux conditions de température et d’humidité. La sécheresse importante de ce début d’année n’a fait que retarder son apparition. Du coup nous avons effectué moins de traitements ce qui est une bonne chose en soi.
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lundi 25 octobre 2010
Les derniers raisins
En fait nous n'avons repris les vendanges des cabernets francs que le 20 octobre, pour les finir le 21, cabernets sauvignons inclus.
Le 22 on fêtait la Gerbaude avec les 58 personnes qui ont participé à la récolte autour d'un buffet le midi. C'était le soulagement et la satisfaction d'avoir su attendre la bonne maturité des raisins avec la récompense de goûter déjà du vin en gestation dans les cuves avec la tendreté des tanins mûrs comme on aime les avoir.
Nous avons dans les mains un beau millésime avec une couleur exceptionnelle, des bonnes acidités et des tanins à point, à nous de façonner un grand vin!
Le 22 on fêtait la Gerbaude avec les 58 personnes qui ont participé à la récolte autour d'un buffet le midi. C'était le soulagement et la satisfaction d'avoir su attendre la bonne maturité des raisins avec la récompense de goûter déjà du vin en gestation dans les cuves avec la tendreté des tanins mûrs comme on aime les avoir.
Nous avons dans les mains un beau millésime avec une couleur exceptionnelle, des bonnes acidités et des tanins à point, à nous de façonner un grand vin!
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vendredi 15 octobre 2010
Cabernets francs
Nous avons fini de cueillir les merlots mercredi dernier, le 13 et vendangerons les cabernet-francs à partir de lundi prochain, le 18.
La dernière fois que nous avions vendangé des cabernets francs aussi tard était en 2008, du 14 au 16 octobre avec un très joli résultat (n'oublions pas que nous sommes sur un terroir précoce!). Nous avions d'ailleurs ramassé les cabernets sauvignon en même temps alors que cette année nous allons les attendre encore un peu, tant que le feuillage de la vigne reste en activité (cad avant que l'automne ne fasse jaunir les feuilles ou la gelée matinale ne les brûle). N'oublions pas que nous sommes sur un sol précoce et que la plupart de nos voisins ont fini les vendanges...
Les températures ont baissé et les minimales nocturnes avoisinent les 5°C alors que les maximales journalières culminent de 17 à 20°C. Cette fraîcheur (de saison) ralenti la fin de maturation des raisins mais les journées très ensoleillées et lumineuses maintiennent la vigne avec suffisamment d'activité pour faire progresser la maturation.
Les grappes sont encore à ce jour très saines.
La dernière fois que nous avions vendangé des cabernets francs aussi tard était en 2008, du 14 au 16 octobre avec un très joli résultat (n'oublions pas que nous sommes sur un terroir précoce!). Nous avions d'ailleurs ramassé les cabernets sauvignon en même temps alors que cette année nous allons les attendre encore un peu, tant que le feuillage de la vigne reste en activité (cad avant que l'automne ne fasse jaunir les feuilles ou la gelée matinale ne les brûle). N'oublions pas que nous sommes sur un sol précoce et que la plupart de nos voisins ont fini les vendanges...
Les températures ont baissé et les minimales nocturnes avoisinent les 5°C alors que les maximales journalières culminent de 17 à 20°C. Cette fraîcheur (de saison) ralenti la fin de maturation des raisins mais les journées très ensoleillées et lumineuses maintiennent la vigne avec suffisamment d'activité pour faire progresser la maturation.
Les grappes sont encore à ce jour très saines.
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jeudi 7 octobre 2010
Demain nous démarrons les vendanges
La cueillette des Merlots va commencer ce vendredi 08 octobre à Laroze, puis nous travaillerons samedi et reprendrons lundi. En 2008 nous avions battu notre record de vendanges "tardives" en commençant le 06 octobre et cette année ce sera le 08 car la pluie bienfaitrice du lundi 04 a permis de relancer l'activité des vignes et peaufiner une maturité des pellicules que nous jugions jusqu'ici insuffisante.
L'idée n'est surtout pas de battre un record mais bien de ramasser des raisins avec des pellicules que la parfaite maturité aura attendri afin qu'une fois en cuve elles puissent libérer les composés de la couleur, les tanins et les arômes qui font l'identité du millésime. Vu le très beau potentiel qualitatif de cette année, il serait dommage de passer à côté en voulant aller trop vite, même s'il est parfois inconfortable d'attendre quand tout le monde vendange autour de nous.
Il y a trois bonnes raisons de vendanger tard cette année:
- La floraison puis la véraison se sont étalées sur trois semaines et donc la maturation aussi
- La sécheresse a ralenti la fin du cycle végétal au moment où le cep de vigne doit donner beaucoup d'énergie pour nourrir ses raisins. Il fallait attendre une pluie revigorante pour accompagner le dernier élan.
- Les peaux très épaisses cette année demandent un peu plus de temps pour évoluer.
L'idée n'est surtout pas de battre un record mais bien de ramasser des raisins avec des pellicules que la parfaite maturité aura attendri afin qu'une fois en cuve elles puissent libérer les composés de la couleur, les tanins et les arômes qui font l'identité du millésime. Vu le très beau potentiel qualitatif de cette année, il serait dommage de passer à côté en voulant aller trop vite, même s'il est parfois inconfortable d'attendre quand tout le monde vendange autour de nous.
Il y a trois bonnes raisons de vendanger tard cette année:
- La floraison puis la véraison se sont étalées sur trois semaines et donc la maturation aussi
- La sécheresse a ralenti la fin du cycle végétal au moment où le cep de vigne doit donner beaucoup d'énergie pour nourrir ses raisins. Il fallait attendre une pluie revigorante pour accompagner le dernier élan.
- Les peaux très épaisses cette année demandent un peu plus de temps pour évoluer.
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lundi 27 septembre 2010
Dernières nouvelles des vendanges
27/09/2010 : Les pluies de jeudi et vendredi dernier (23 et 24 sept) nous ont donné 13 mm de pluie qui soulagent la plante dans sa fin de cycle. J'ai déjà remarqué un léger gonflement et un attendrissement des pellicules des raisins, c'est bon signe. Le net rafraîchissement à partir du vendredi 24 devrait se poursuivre toute la semaine avec des T° minimales autour de 5°C et des maximales ne dépassant pas les 21° soit environ 5 degrés de moins que la moyenne saisonnière ce qui ne va pas accélérer la maturation des raisins. Il semble donc que l’on se dirige vers une date de récolte tardive. Un peu de chaleur accélèrerait la parfaite maturité des raisins; sinon il faudra un peu plus de temps.
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samedi 18 septembre 2010
LA LETTRE DE L'ETE
La fin du cycle de maturation des raisins approche avec les vendanges qui se profilent aux alentours du 25 septembre pour les merlots; les quelques éléments suivants vous donneront une compréhension plus fine sur les événements de l'année climatique et qui ont une influence sur la typicité du millésime.
Pour avoir des précisions sur le printemps, se référer à la lettre de printemps.
La coulure est importante dans les merlots et c’est le manque d’assimilation des éléments minéraux dû à la sécheresse qui a accentué la coulure climatique causée par le refroidissement. On le voit bien car dés qu’un pied est plus vigoureux, il a moins coulé. (pour les non spécialistes la "coulure" est une absence de fécondation des fleurs de vigne qui ne se transformeront donc pas en fruit).
Après le froid, c’est la pluie qui revient avec bonheur pour nous gratifier de 68 mm d’eau à la mi-juin ce qui rattrape une partie du déficit hydrique qui passe de – 100 à – 70 mm ; puis la canicule s’installe fin juin/début juillet avec des T° supérieures à la moyenne saisonnière de 5 à 7 degrés. 35 degrés le premier juillet, je m’amuse à prendre la température à la surface du sol et relève 60 °C ! Celle des feuilles varie entre 35 et 40 degrés. On comprend que pour maintenir cette température, la plante a besoin d’évaporer beaucoup d’eau. Les raisins issus de vignes de trois ans qui sont au ras du sol montrent des brûlures sur les six à sept premiers centimètres au-dessus de la terre.
Dés le 21 juin l’effeuillage se fait dans ces conditions assez excessives mais seulement du côté le plus ombragé. La canicule continue, 36 degrés le 08 juillet, les vignerons embauchent dés 5h30 le matin pour décavaillonner afin de ne pas toucher à la terre en pleine chaleur. Ce mois de juillet est encore très sec avec 16.5 mm de précipitations dont 10 le 22 au lieu de 52 mm normalement. Nous arrosons manuellement les jeunes vignes, pied par pied, des feuilles brûlent déjà sur d’autres jeunes vignes dont l’enracinement encore peu profond ne permet pas de puiser suffisamment d’eau les jours de très fortes chaleurs. A fin juillet nous avons accumulé un manque de 140 mm de précipitations depuis le premier mars. Cela n’est pas rattrapable et le millésime sera marqué par la sécheresse ce qui nous conforte dans les options culturales prises dés le début du mois de juin. Les très fortes chaleurs de début juillet et le très bon ensoleillement durant tout le mois ont favorisé l’épaississement des peaux qui seront riches en polyphénols (comme en 2009). L’éclaircissage manuel commencé fin juillet a duré trois fois moins longtemps que d’habitude du fait du faible entassement des raisins et du volume réduit des grappes. Cette coulure climatique a été régulièrement répartie sur les merlots et a joué le rôle d’un éclaircissage naturel, malheureusement avec trop d’intensité le plus souvent ; les grappes de cabernets, moins sensibles à la coulure, sont régulières et dans des quantités naturellement mesurées. La baisse des réserves en eau du sol a trois semaines d’avance fin juillet, heureusement les T° sont plus normales et les nuits assez rafraîchissantes ce qui permet à la plante de tenir. C’est dans ces conditions que débute la véraison dés les premiers jours d’août.
26/08/2010 : Celui-ci fut frais et sec jusque vers le 20 puis les températures remontent avec de fortes chaleurs toujours dans une ambiance sèche et des débuts de défoliation sur le bas des palissages sur quelques parcelles plus sensibles. La pluviométrie, au 26 août n’était que de 12 mm, soit un cinquième de la normale. Les grappes grossissent doucement, des entassements de raisins apparaissent ici ou là, et nous reprenons l’effeuillage et l’éclaircissage dés le 09 août pour trois semaines car la véraison est étalée et il faut ôter toutes les grappes en retard de maturité ; ce travail est particulièrement important cette année et il doit être très bien fait pour pouvoir prétendre élaborer un vin de très grande qualité. A ce stade il est important de favoriser la ventilation des raisins au cas ou la tendance météo se dégraderait et que nous ayons du botrytis qui s’installe. Alors nous programmons un dernier effeuillage pour septembre afin d’avoir une ventilation maximale des raisins. Cela leur permettra de sécher rapidement après la pluie.
13/09/2010: Nous avons eu 20 mm de pluie au début du mois, ce qui est peu mais suffit à donner du répit à la plante et comme les grosses chaleurs sont passées la vigne est moins demandeuse d'eau d'autant plus que les nuits un peu plus fraîches lui apportent de la rosée. Cela peut suffire à accompagner la maturation des raisins qui grossissent progressivement.
17/09/2010: Nous commençons à goûter les raisins pour approcher la date des vendanges. Ces premières dégustations sont très prometteuses avec des pellicules épaisses, encore croquantes et contenant une couleur incroyable. Les teneurs en sucre sont élevées et le raisin paraît avoir une bonne acidité. Ce qui est aussi étonnant est la qualité des pépins dont la maturité est très avancée; en effet beaucoup ont déjà ce petit goût de noisette qui apportera de la douceur au vin. Les baies sont petites et concentrées. A ce jour le potentiel qualitatif apparaît encore supérieur à l'année dernière. Va t'on avoir deux millésimes très qualitatifs à la suite comme 1989 et 1990 ?
Pour voir les cartes météo de Bordeaux en 2010 cliquez sur ce lien
Quelle sera la qualité du millésime 2010 ?
Si je le savais, je ne suis pas sûr que je vous le dirai!
Quelques certitudes cependant:
L'année est sèche et plutôt plus chaude que la normale ce qui a toujours été favorable à l'élaboration de grands vins à Bordeaux.
La qualité des travaux en vert et du tri des raisins à la récolte fera la différence sur ce millésime à la floraison étalée.
Plus on s'approche de la récolte et plus le millésime paraît prometteur.
La suite et la fin du scénario climatique nous donneront la réponse sachant que l'on est parfois surpris par la nature, dans un sens ou dans l'autre.
En vous souhaitant une belle fin d'été
Guy Meslin
Le Ciel, La Terre, Laroze
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Le vignoble
lundi 21 juin 2010
2010 Premier bilan
Il est temps de faire un petit point sur le millésime en cours, nous sommes en juin, il s’est déjà passé un certain nombre de choses et l’ébauche du millésime 2010 peut se regarder avec un début de perspective.
L’hiver dernier a été ce que j’appelle un bel hiver, c'est-à-dire avec du froid et il s’est avancé tard dans la saison. Je ne suis pas la pluviométrie d’octobre à février car le pluviomètre se brise sous l’effet du gel mais il me semble qu’elle a été normale.
La vraie chaleur ne s’est installée qu’en avril pendant une dizaine de jours donnant une belle impulsion à la pousse de la vigne qui avait du mal à quitter son apparence hivernale. Cela a été rapidement suivi d’un retour du froid fin avril et début mai qui a été vif et plus long que de coutume marquant un vrai temps d’arrêt à la pousse de la vigne. La période des gelées de fin avril s’est bien passée mais de justesse autour de la pleine lune du 28. Mai ne s’est réchauffé que dans sa deuxième quinzaine mais n’a pas vu le redémarrage aussi franc et aussi vigoureux de la pousse de la vigne qu’on aime bien voir à cette saison. La floraison a commencé la dernière semaine de mai à Laroze qui est une terre chaude et précoce. Sur les merlots elle s’est déroulée sur un fond de temps humide et encore frais pour la saison puis a été suivie dés la semaine suivante par un retour (enfin) du beau temps et de températures normales avec du vent propice à la bonne fécondation des fleurs. Les merlots les plus précoces auront sans doute de la coulure et du millerandage, les plus tardifs seront mieux ainsi que tous les cabernets dont la floraison est magnifique. La floraison des merlots s'étale davantage dans le temps.
En parallèle et c’est ce qui a accentué le lent démarrage de la vigne, un déséquilibre hydrique précoce s'est installé avec un manque d’eau important en mars, avril et mai qui affichent 30% de précipitations en deça de la normale, ce qui est considérable. Cela représente environ 100 mm de pluie en moins sur ces trois mois de début d'année. Une des conséquences est la très faible minéralisation de la matière organique mise au printemps sur des parcelles de vigne dont la vigueur était un peu faible. Elles n’ont pas pu en profiter au moment où elles en avaient le plus besoin. La pousse est donc assez irrégulière à la mi-juin avec un grand nombre de grappes sur des rameaux qui parfois ne sont pas assez longs et dont les feuilles en nombre insuffisants ne suffiront pas à toutes les alimenter correctement. En bref il y a trop de bouche à nourrir pour une ressource alimentaire insuffisante sur ces pieds qui ont souffert d’un manque d’alimentation par manque d’eau et de chaleur au moment opportun.
L’hiver qui s’est prolongé et la sécheresse printanière sont les éléments marquants de ce début de millésime 2010 qui laisseront une empreinte variable selon la suite de l’enchaînement des saisons et la nature des terroirs.
Il est assez inhabituel de voir la sécheresse s'installer aussi précocement avec des pelouses déjà en partie marron et le collecteur des eaux souterraines de drainage avec un débit très faible.
Le stress hydrique de la plante que l’on souhaite voir s’installer en août pour la bonne maturation des raisins arrive avec un mois et demi d’avance et ne sera pas sans conséquences selon le scénario climatique à venir.
Il n’est pas souhaitable à ce jour de voir tomber les 100 mm de pluies manquantes ou s’installer un mauvais temps durable ; souhaitons que les orages nous apportent ce qu’il faut d’eau de façon régulière pour suffir à la bonne alimentation hydrique de la vigne mais sans faire de dégâts de grêle ou d’inondation.
On prendra ce que le Bon Dieu voudra bien nous donner et la capacité de rétention en eau des différents terroirs fera le reste.
En tout état de cause l'intelligence du vigneron est là et nous adaptons nos façons culturales à cette situation pour favoriser le maintien de l’eau dans les sols et diminuer l’évaporation de l'eau par les plantes (rognages bas et destruction d’enherbements dans les vignes).
J’étais un peu étonné il y a quelques jours de voir certains de mes collègues qui trouvaient que tout était parfait en ce début d’année; ils risquent d'avoir des surprises plus tard.
Chaque année a ses particularités et si elles sont bien identifiées et comprises par le vigneron, il en réduit les conséquences sur la qualité des raisins et optimise la qualité des vins. C’est là tout notre travail et l’essence même de la passion qui nous anime avec cette relation proche avec la nature et la façon de composer avec elle.
L’hiver dernier a été ce que j’appelle un bel hiver, c'est-à-dire avec du froid et il s’est avancé tard dans la saison. Je ne suis pas la pluviométrie d’octobre à février car le pluviomètre se brise sous l’effet du gel mais il me semble qu’elle a été normale.
La vraie chaleur ne s’est installée qu’en avril pendant une dizaine de jours donnant une belle impulsion à la pousse de la vigne qui avait du mal à quitter son apparence hivernale. Cela a été rapidement suivi d’un retour du froid fin avril et début mai qui a été vif et plus long que de coutume marquant un vrai temps d’arrêt à la pousse de la vigne. La période des gelées de fin avril s’est bien passée mais de justesse autour de la pleine lune du 28. Mai ne s’est réchauffé que dans sa deuxième quinzaine mais n’a pas vu le redémarrage aussi franc et aussi vigoureux de la pousse de la vigne qu’on aime bien voir à cette saison. La floraison a commencé la dernière semaine de mai à Laroze qui est une terre chaude et précoce. Sur les merlots elle s’est déroulée sur un fond de temps humide et encore frais pour la saison puis a été suivie dés la semaine suivante par un retour (enfin) du beau temps et de températures normales avec du vent propice à la bonne fécondation des fleurs. Les merlots les plus précoces auront sans doute de la coulure et du millerandage, les plus tardifs seront mieux ainsi que tous les cabernets dont la floraison est magnifique. La floraison des merlots s'étale davantage dans le temps.
En parallèle et c’est ce qui a accentué le lent démarrage de la vigne, un déséquilibre hydrique précoce s'est installé avec un manque d’eau important en mars, avril et mai qui affichent 30% de précipitations en deça de la normale, ce qui est considérable. Cela représente environ 100 mm de pluie en moins sur ces trois mois de début d'année. Une des conséquences est la très faible minéralisation de la matière organique mise au printemps sur des parcelles de vigne dont la vigueur était un peu faible. Elles n’ont pas pu en profiter au moment où elles en avaient le plus besoin. La pousse est donc assez irrégulière à la mi-juin avec un grand nombre de grappes sur des rameaux qui parfois ne sont pas assez longs et dont les feuilles en nombre insuffisants ne suffiront pas à toutes les alimenter correctement. En bref il y a trop de bouche à nourrir pour une ressource alimentaire insuffisante sur ces pieds qui ont souffert d’un manque d’alimentation par manque d’eau et de chaleur au moment opportun.
L’hiver qui s’est prolongé et la sécheresse printanière sont les éléments marquants de ce début de millésime 2010 qui laisseront une empreinte variable selon la suite de l’enchaînement des saisons et la nature des terroirs.
Il est assez inhabituel de voir la sécheresse s'installer aussi précocement avec des pelouses déjà en partie marron et le collecteur des eaux souterraines de drainage avec un débit très faible.
Le stress hydrique de la plante que l’on souhaite voir s’installer en août pour la bonne maturation des raisins arrive avec un mois et demi d’avance et ne sera pas sans conséquences selon le scénario climatique à venir.
Il n’est pas souhaitable à ce jour de voir tomber les 100 mm de pluies manquantes ou s’installer un mauvais temps durable ; souhaitons que les orages nous apportent ce qu’il faut d’eau de façon régulière pour suffir à la bonne alimentation hydrique de la vigne mais sans faire de dégâts de grêle ou d’inondation.
On prendra ce que le Bon Dieu voudra bien nous donner et la capacité de rétention en eau des différents terroirs fera le reste.
En tout état de cause l'intelligence du vigneron est là et nous adaptons nos façons culturales à cette situation pour favoriser le maintien de l’eau dans les sols et diminuer l’évaporation de l'eau par les plantes (rognages bas et destruction d’enherbements dans les vignes).
J’étais un peu étonné il y a quelques jours de voir certains de mes collègues qui trouvaient que tout était parfait en ce début d’année; ils risquent d'avoir des surprises plus tard.
Chaque année a ses particularités et si elles sont bien identifiées et comprises par le vigneron, il en réduit les conséquences sur la qualité des raisins et optimise la qualité des vins. C’est là tout notre travail et l’essence même de la passion qui nous anime avec cette relation proche avec la nature et la façon de composer avec elle.
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jeudi 11 mars 2010
Un hiver long et froid
Un hiver long et froid avec encore des T° très négatives la semaine du 07 au 13 mars et des gelées matinales jusqu’à moins 7°C ce qui nous convient bien car le départ du cycle végétatif sera retardé, diminuant ainsi les risques de dégâts dus aux gelées matinales d’avril. Car cette année la lune rousse est tardive et un dernier coup de froid n’est pas à exclure autour de la pleine lune du 28 avril.
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jeudi 9 avril 2009
Suite à la grêle du 28 juillet 2008
Un petit retour en arrière sur cette grêle qui a endomagea 30% de notre vignoble. Les baies non éclatées par les impacts de grêle, restées rondes, ont eu leur maturation perturbée. Il ne fallait pas les mélanger aux autres dans la cuve.
Ainsi fin août, à un moment où nous n'avions aucune certitude sur l'issue de ce ce millésime, j’ai décidé d’investir 85 000€ pour perfectionner encore notre système de tri et pouvoir séparer les raisins les plus mûrs des autres ! Le principe est simple, doux et basé sur la densité de chaque baie. Le résultat qualitatif fut à la hauteur de l’effort financier.
Sans faire chuter fortement le rendement, cette grêle nous a fait produire 15% du volume global en Saint Emilion générique au lieu de faire du Grand Cru Classé.
Le rendement final de 41 hl de vin/ha se transforme en 28 hl/ha en Grand Cru Classé !
Finalement, ce choix qui s'est imposé de lui même après ce coup dur climatique, m'obligeant à contracter un emprunt en pleine tempête boursière aura eu un impact positif sur la qualité de la récolte non seulement en éliminant totalement les conséquences dues à la grêle mais aussi en affinant le profil gustatif du vin.
Ce progrès qualitatif devrait se confirmer dans les millésimes futurs.
Comme quoi, quand on croit au potentiel qualitatif de son terroir et que la ligne directrice est que chaque bouteille de Laroze doit être tout simplement délicieuse, on prend les bonnes décisions, même dans un environnement économique hostile!
C'est pourquoi j'en veux aux bouchonniers pour la plupart incapables de faire les efforts nécessaires (voir l'article plus bas dans la page).
Ainsi fin août, à un moment où nous n'avions aucune certitude sur l'issue de ce ce millésime, j’ai décidé d’investir 85 000€ pour perfectionner encore notre système de tri et pouvoir séparer les raisins les plus mûrs des autres ! Le principe est simple, doux et basé sur la densité de chaque baie. Le résultat qualitatif fut à la hauteur de l’effort financier.
Sans faire chuter fortement le rendement, cette grêle nous a fait produire 15% du volume global en Saint Emilion générique au lieu de faire du Grand Cru Classé.
Le rendement final de 41 hl de vin/ha se transforme en 28 hl/ha en Grand Cru Classé !
Finalement, ce choix qui s'est imposé de lui même après ce coup dur climatique, m'obligeant à contracter un emprunt en pleine tempête boursière aura eu un impact positif sur la qualité de la récolte non seulement en éliminant totalement les conséquences dues à la grêle mais aussi en affinant le profil gustatif du vin.
Ce progrès qualitatif devrait se confirmer dans les millésimes futurs.
Comme quoi, quand on croit au potentiel qualitatif de son terroir et que la ligne directrice est que chaque bouteille de Laroze doit être tout simplement délicieuse, on prend les bonnes décisions, même dans un environnement économique hostile!
C'est pourquoi j'en veux aux bouchonniers pour la plupart incapables de faire les efforts nécessaires (voir l'article plus bas dans la page).
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Le vignoble
samedi 28 mars 2009
Comment expliquer à nos clients que 2008 est superbe alors que l’été manqua de chaleur ?
La première quinzaine de juillet fut belle et chaude au moment ou les baies de raisins sont en pleine croissance ce qui a permis aux pellicules de s’épaissir pour se protéger du soleil. Cette première étape a permis ensuite aux raisins de se protéger des agressions extérieures pendant la longue période finale de maturation et d’apporter une quantité importante de tanins et de couleur.
La deuxième raison est cette longue arrière saison exceptionnelle qui nous a autorisé à prolonger le cycle végétatif de 16 jours. Au lieu de vendanger à 45 jours de la date de mi-véraison, nous avons patienté jusqu’à 60 jours, les grappes conservant un bon état sanitaire, ce qui est absolument exceptionnel.
Cette prolongation n’a en aucun cas remplacé le manque de chaleur du mois d’août mais a permis aux tanins de mûrir lentement et, fait inhabituel, à l’abri des excès de chaleurs qui les brûlent et modifient les arômes.
Le résultat donne aux tanins une douceur toute particulière, dés la fin des fermentations alcooliques, avec une sensation précoce d’intégration. Les arômes sont très frais, très présents et très intenses.
Ce millésime est complet, il a tout pour lui et chaque chose est à sa place.2008 est supérieur à 2006 car plus riche et il est ce que l’on a fait de mieux depuis 2005.
J’ai l’habitude de dire que c’est un Grand Millésime entré discrètement par la petite porte sans qu’on s’en doute.
Merci à la mère nature de nous étonner encore de cette belle façon.
La deuxième raison est cette longue arrière saison exceptionnelle qui nous a autorisé à prolonger le cycle végétatif de 16 jours. Au lieu de vendanger à 45 jours de la date de mi-véraison, nous avons patienté jusqu’à 60 jours, les grappes conservant un bon état sanitaire, ce qui est absolument exceptionnel.
Cette prolongation n’a en aucun cas remplacé le manque de chaleur du mois d’août mais a permis aux tanins de mûrir lentement et, fait inhabituel, à l’abri des excès de chaleurs qui les brûlent et modifient les arômes.
Le résultat donne aux tanins une douceur toute particulière, dés la fin des fermentations alcooliques, avec une sensation précoce d’intégration. Les arômes sont très frais, très présents et très intenses.
Ce millésime est complet, il a tout pour lui et chaque chose est à sa place.2008 est supérieur à 2006 car plus riche et il est ce que l’on a fait de mieux depuis 2005.
J’ai l’habitude de dire que c’est un Grand Millésime entré discrètement par la petite porte sans qu’on s’en doute.
Merci à la mère nature de nous étonner encore de cette belle façon.
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Le vignoble,
Les Vins
lundi 20 octobre 2008
L’ANNEE CULTURALE 2008 LES VENDANGES:
Un bel été précédé d’un printemps humide.On retrouve un ordre climatique normal par rapport à 2007. Le départ en végétation sur fond de fraîcheur et d’humidité a été relativement lent, imprimant à cette année un caractère normal en terme de précocité.Chaque année ayant ses excès, 2008 a reçu une abondante pluviométrie en mai et juin, quasiment triple de la normale pour mai.Ce climat humide sur la floraison a induit de la coulure puis du millerandage, affectant sensiblement le potentiel de récolte.
Juillet fut sec avec trois semaines consécutives sans pluie et vit l’apparition de la chaleur dés la deuxième semaine avec des journées à des températures supérieures à 30°C et des nuits restant fraîches autour de 15°C. Le bon point de ce millésime est que les baies ont grossies en juillet sous une forte luminosité et de la chaleur ce qui nous a donné des peaux épaisses riches en tanins et en anthocianes. Les importantes réserves hydriques des sols ont permis une bonne alimentation en eau des vignes et seules les jeunes vignes montraient des signes de « soif » avant les 15 mm de pluie du 28 juillet qui, malheureusement, sont tombées sous la forme d’un orage violent accompagné de gros grêlons. Des dégâts assez marqués sont apparus de façon irrégulière sur les parcelles avec des pertes de 5 à 30% de la récolte. Les fortes chaleurs de début août ont permis de cicatriser les blessures. Au 6 août les réserves hydriques des sols ont fortement diminuées avec en point de mire à mi-août l’installation d’un stress hydrique favorable à la qualité des raisins. La véraison a commencée le 30 juillet et la mi-véraison se situait vers mi-août pour les merlots.
Les trois premières semaines d’août eurent un déficit de températures avec des nuits fraîches à 11°, de l’humidité résiduelle et de fait les arbres et l'herbe du parc de Laroze sont restés très verts tout l’été. Cela a considérablement ralenti la véraison qui a été très étalée (un mois pour les merlots). Seule la dernière semaine d’août retrouva des chaleurs estivales. La pluviométrie d’août est conforme à sa moyenne saisonnière. Les impacts de grêle sur les baies empêchent celles-ci de vérer, elles seront moins mûres que les autres à la récolte et affecteront la qualité de l'ensemble. Elles restent dures et rondes et passeront dans la première qualité des raisins avec notre système de tri actuel…Ceci nous amène à réaliser fin août un investissement de dernière minute, non prévu, en renouvellant notre trieuse de baies achetée en 2002 pour le modèle plus récent qui permet de faire, en plus du tri mécanique qui sépare les baies rondes des baies éclatées et des baies écrasées, le tri densimétrique des baies rondes et isoler les baies les moins mûres touchées par la grêle. Ce sont 85 000 € supplémentaires dépensés pour la qualité du millésime 2008 qui revient décidément très cher, à un moment ou l'on ne sait rien de la qualité future des vins qui seront produits mais avec le seul souci que derrière une étiquette de Château Laroze, le vin doit être tout simplement délicieux.
Dés le début de septembre le ciel se couvre, les T° ne dépassent pas 26°C et nous effeuillons le deuxième côté des rangs de vigne, celui situé au sud et à l’ouest. On enlève aussi des grappillons qui sont en retard de véraison et ne seront jamais mûrs le jour J.
Cette première quinzaine de sept reçoit une pluviométrie normale et régulière entretenant une humidité permanente et les T° toujours fraîches n’accélèrent pas la véraison. Au 15 sept on se dit qu’il va falloir encore trois semaines pour mûrir les raisins. La pleine lune de mi-septembre nous ramène l’anticyclone avec une élévation des T°vers 25° et du beau temps. Nous en profitons pour chauler les raisins et sécher toutes ces peaux déjà abîmées par la grêle qui se sont réhumidifiées. Il faudrait plus de chaleur pour brûler les acides des raisins et les faire mûrir.
L’anticyclone s’installe durablement et les merlots mûrissent enfin, nous en ramassons quelques uns le jeudi 09 oct puis laissons ce week-end magnifique du 11 et 12 passer qui sera un réel gain qualitatif. C’est lui qui marque le basculement des raisins vers la maturité parfaite. L’état sanitaire tient bon et nous vendangerons tous les merlots et les cabernets du 13 au 20 octobre ; il ne s’agit plus d’attendre mais d’agir avec célérité car les raisins sont prêts.
C’est la récolte de l’été indien avec du beau temps et des T° de 23 degré certains jours.
Mais le dimanche 19 au matin il gelait !
C’est la première année où nous vendangeons sous des couleurs automnales qui apportent un charme fou de nostalgie.
Les cabernets francs sont sucrés comme des bonbons et leurs tanins ont perdu toute astringence, qui l’eut cru à la mi-septembre ?
Cette année difficile se termine sur une note de générosité de la nature comme si elle voulait se faire pardonner quelque chose en nous offrant une arrière saison exceptionnelle.
La trieuse de baies avec densimétrie a réalisé un travail étonnant de précision en écartant toutes les baies en retard de maturité. C’était l’investissement à réaliser cette année ; sur un millésime avec une maturité plus homogène des raisins, elle nous apportera un plus qui nous permettra de franchir un pas qualitatif supplémentaire. Maintenant les raisins fermentent et il est encore tôt pour parler du vin.
Les tanins sont mûrs et comme il faut plus de soleil pour mûrir les tanins que pour synthétiser des sucres, il y a des degrés naturels allant de 12°8 à 13°8.
Le rendement est faible, autour de 30 hl/ha en première qualité.
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Le vignoble
mercredi 6 août 2008
Le point sur l'année 2008
Un bel été précédé d’un printemps humide.
On retrouve un ordre climatique normal par rapport à 2007. Le départ en végétation sur fond de fraîcheur et d’humidité a été relativement lent, imprimant à cette année un caractère normal en terme de précocité.
Chaque année ayant ses excès, 2008 a reçu une abondante pluviométrie en mai et juin, quasiment triple de la normale pour mai. Juillet fut sec avec trois semaines consécutives sans pluie et vit l’apparition de la chaleur dés la deuxième semaine avec des journées à des températures supérieures à 30°C et des nuits restant fraîches autour de 15°C.
Le bon point de ce millésime est que les baies ont grossies en juillet sous une forte luminosité et de la chaleur ce qui j’espère nous donnera des peaux épaisses riches en tanins.
Les importantes réserves hydriques des sols ont permis une bonne alimentation en eau des vignes et seules les jeunes vignes montraient des signes de « soif » avant les 15 mm de pluie du 28 juillet qui, malheureusement, sont tombées sous la forme d’un orage violent accompagné de gros grêlons. Des dégâts assez marqués sont apparus de façon irrégulière sur les parcelles avec des pertes de 5 à 30% de la récolte. Les fortes chaleurs de début août ont permis de cicatriser les blessures.
Au 6 août les réserves hydriques des sols ont fortement diminuées avec en point de mire à mi-août l’installation d’un stress hydrique favorable à la qualité des raisins. La véraison a commencée le 30 juillet et la mi-véraison devrait se situer vers le 10/12 août pour les merlots.
On retrouve un ordre climatique normal par rapport à 2007. Le départ en végétation sur fond de fraîcheur et d’humidité a été relativement lent, imprimant à cette année un caractère normal en terme de précocité.
Chaque année ayant ses excès, 2008 a reçu une abondante pluviométrie en mai et juin, quasiment triple de la normale pour mai. Juillet fut sec avec trois semaines consécutives sans pluie et vit l’apparition de la chaleur dés la deuxième semaine avec des journées à des températures supérieures à 30°C et des nuits restant fraîches autour de 15°C.
Le bon point de ce millésime est que les baies ont grossies en juillet sous une forte luminosité et de la chaleur ce qui j’espère nous donnera des peaux épaisses riches en tanins.
Les importantes réserves hydriques des sols ont permis une bonne alimentation en eau des vignes et seules les jeunes vignes montraient des signes de « soif » avant les 15 mm de pluie du 28 juillet qui, malheureusement, sont tombées sous la forme d’un orage violent accompagné de gros grêlons. Des dégâts assez marqués sont apparus de façon irrégulière sur les parcelles avec des pertes de 5 à 30% de la récolte. Les fortes chaleurs de début août ont permis de cicatriser les blessures.
Au 6 août les réserves hydriques des sols ont fortement diminuées avec en point de mire à mi-août l’installation d’un stress hydrique favorable à la qualité des raisins. La véraison a commencée le 30 juillet et la mi-véraison devrait se situer vers le 10/12 août pour les merlots.
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Le vignoble
jeudi 12 juin 2008
La Floraison :
La floraison a débutée avec huit jours de retard, fin mai début juin, de façon rapide et homogène, tous les cépages en même temps. Au changement de lune du mardi 3 juin nous attendions l’installation du beau temps avec le retour annoncé de l’anticyclone. Mais il tarde encore et ce sont toujours des orages et des averses qui prennent le dessus !
Malgré cela, la floraison de la vigne continue son évolution et nous saurons mieux d'ici quinze jours à trois semaines le potentiel de récolte de ce millésime en fonction de la réussite de la fécondation des fleurs.
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mercredi 11 juin 2008
Bilan climatique:
Le printemps est sous forte influence océanique, avec des régimes de vent d’ouest et une alternance de pluies et de chaleur.
Dés que le temps se met au beau, la température monte et des orages se forment en fin de journée.
Le mois de mai a été tropical, comme on le voit rarement avec une pluviométrie exceptionnelle de 200 mm (20 litres par m²) face à une moyenne décennale de 70 mm. Idéal pour la Culture des bananes, ce climat l’est aussi pour les maladies de la vigne telles que le mildiou.
Cette année il n'a pris personne par surprise car il a été précoce et les risques étaient vraiment visibles pour tous.
Quant à l’hiver, j’ai ressenti les sensations d’un vrai hiver : froid, pluie, longueur de la saison.
Le mois de février fut sec et le débourrement retardé d’une semaine environ. Une seule semaine de vraie chaleur a fait démarrer la vigne puis le temps s'est rafraîchi. Les giboulées de mars étaient aussi au rendez- vous et La gelée du 7 avril avec moins deux degrés fut isolée et sans conséquences à Laroze.
Dés que le temps se met au beau, la température monte et des orages se forment en fin de journée.
Le mois de mai a été tropical, comme on le voit rarement avec une pluviométrie exceptionnelle de 200 mm (20 litres par m²) face à une moyenne décennale de 70 mm. Idéal pour la Culture des bananes, ce climat l’est aussi pour les maladies de la vigne telles que le mildiou.
Cette année il n'a pris personne par surprise car il a été précoce et les risques étaient vraiment visibles pour tous.
Quant à l’hiver, j’ai ressenti les sensations d’un vrai hiver : froid, pluie, longueur de la saison.
Le mois de février fut sec et le débourrement retardé d’une semaine environ. Une seule semaine de vraie chaleur a fait démarrer la vigne puis le temps s'est rafraîchi. Les giboulées de mars étaient aussi au rendez- vous et La gelée du 7 avril avec moins deux degrés fut isolée et sans conséquences à Laroze.
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